[ Général ] 14 décembre, 2008 14:38
Enjeux éthiques de taille, le problème du réchauffement touche tous les états qui cohabitent sur cette planète.  La plupart de nos politiciens se portent en grands défenseurs de notre environnement, prétendant faire le maximum pour mettre sur pieds mesures et programmes censés contrer les changements climatiques.  La réalité est tout autre, selon Philippe Le Prestre, directeur de l’Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société, en mentionnant du même souffle que si des protocoles internationaux tels que celui de Kyoto sont signés, c’est qu’il y a des gestes portés dans le bon sens.

 

Dans l’optique du développement durable combiné à la nouvelle réalité de la mondialisation, apparait le concept de l’ingérence écologique.  Cette notion qui découle du lexique militaire est maintenant brandie par hommes politiques et scientifiques, qui trouvent une intervention armée justifiable si enfreinte écologique grave il y a.  Le Brésil par exemple, qui coupe quelques centaines d’hectares de forêt vierge quotidiennement serait une cible potentielle, car il ne respecte en rien nos forêts, poumons de la terre. Une telle intervention serait une manœuvre sans doute très mal vue de la part de l’opinion publique, en plus d’attiser les tensions entre de grandes puissances économiques.  À l’inverse, c’est la position avant-gardiste en matière de lutte contre les changements climatiques qu’ont adoptée certains pays industrialisés, auparavant dans l’ombre, qui les a positionnés sur l’échiquier international.  Ils avancent l’hypothèse que si rien n’est fait, l’humanité sera alors confrontée à la plus grande crise de son histoire. 
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[ Général ] 12 décembre, 2008 18:48

L’homme ne cesse de repousser ses horizons.  Après avoir conquis les Amériques et la Lune, il se tourne maintenant l’Arctique, terre aride, déjà explorée, mais jusqu’à aujourd’hui sans aucune valeur.  Le Canada, la Russie, les États-Unis, le Danemark et la Norvège mènent actuellement une chaude lutte scientifique et juridique, dans l’espoir de prouver sans doute raisonnable que le Nord leur appartient.  Le pays à la feuille d’érable, qui possède toutes les îles limitrophes au sud du cercle polaire tente d’imposer sa souveraineté sur les eaux environnantes intra-insulaires. 

Bien qu’il ne réclame actuellement aucun tarif pour le passage dans ses eaux, il exige que la présence des bateaux soit révélée pour éviter des incidents diplomatiques et écologiques.  De plus, le Canada impose ses lois sur ces eaux, manœuvre que plusieurs décrivent comme illégales.  C’est le résultat, d’actions gouvernementales entreprises dans les années 1980, alors que l’on a redessiné les lignes de base, définie comme la frontière maritime d’un territoire donné.  À partir 200 milles marins de la ligne de base, on se trouve dans le pays auquel elle appartient, bien que les lois nationales ne soient plus en vigueur.  Ce n’est en effet, qu’à 24 milles de la côte que les lois prennent tous leurs sens.

Source :  Ministère des Pêches et Océans du Canada

 
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[ Général ] 11 décembre, 2008 22:28

Tania Gibéryen, étudiante au doctorat en géographie venait nous présenter le 8 décembre les conséquences de la fonte du pergélisol en Arctique. Son atelier étant davantage axé sur l’érosion et les infrastructures, nous informait et nous faisait comprendre les enjeux auxquels font face les habitants du nord.

 

Tout d’abord, la très dynamique Mme Gibéryen nous a éclairés sur ce qu’est le pergélisol. C’est en fait une couche du sol, qui reste congelée sur une durée de deux ans minimum. Le pergélisol ne donne pas directement à l’extérieur; une couche active gèle et dégèle chaque année, mais ce n’était qu’une mince couche auparavant. Dû au réchauffement climatique, cette couche active s’épaissit de plus en plus, ce qui crée un ramollissement des sols ainsi que des effondrements partiels de ceux-ci. Plus il fait chaud, plus la chaleur pénètre dans ceux-ci, et plus la couche active s’approfondit.

 

 
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[ Général ] 11 décembre, 2008 15:58

Après deux conférences animées et très intéressantes, nous avons pu nous rendre au salon des exposants, durant la période du midi. Dans cette pièce on retrouvait une multitude d’exposants, de programmes et d’écoles. Nous avons eu la chance de rencontrer Robin Gisalon, responsable du programme « École à bord » aussi nommé en anglais « Schools on Board ».

 

Ce programme est en réalité lié à ArcticNet, un important réseau réunissant d’excellents scientifiques. Ce programme est établi à l’Université du Manitoba située à Winnipeg. Ce programme a été créé dans le but d’augmenter la sensibilisation des jeunes aux questions qui touchent l’environnement, et à donner le « goût » aux jeunes de pratiquer le métier de recherche en Arctique. Afin de réaliser ce but, il offre la chance à des élèves passionnés par la science et/ou leur enseignant de partir vers une folle épopée sur notre beau bateau canadien : l’Amundsen.  
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[ Général ] 11 décembre, 2008 15:51

Le 8 décembre dernier, nous avons eu la chance de rencontrer un passionné de l’océanographie : Stéphane Thanassekos, étudiant au doctorat au département de biologie à l’Université Laval. Il nous captiva tout au long de sa conférence avec ses fascinantes explications et démonstrations. Son sujet : nous révéler la vie exceptionnelle que l’on retrouve sous l’épaisse couche de glace de l’Arctique. 

Il nous présenta d’abord l’écosystème de l’Afrique, puis celui de l’Arctique afin de nous faire remarquer les différences entre ces deux écosystèmes. On a pu retenir que l’écosystème de l’Arctique est composé en premier lieu de phytoplanctons (phytoplanktons), qui représentent la nourriture des zooplanctons (zooplanktons), qui se font à leur tour manger par les mammifères marins et la morue Arctique. On se rend compte, à ce moment-là, l’importance que représente des petits êtres comme les phytoplanctons.

 
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[ Général ] 10 décembre, 2008 20:26
Les changements climatiques concernent non seulement les plus grands scientifiques, qui doivent en comprendre leurs progressions, mais aussi les économistes et P.D.G.  Paradoxalement, ces derniers sont pour certains, la source même du grave problème auquel nous sommes aujourd’hui confrontés.  Dernièrement mise en vigueur sur le marché de la métropole québécoise, la bourse du carbone est encore un concept mal défini en Amérique du Nord.  Elle représente le premier moyen concret d’imposer un plafond d’émissions de carbone, un important gaz à effet de serre, et ce, pour les entreprises de moyenne et de grande envergure.
 
 

Dany Lemieux, directeur d’ÉcoRessources joue un rôle actif pour faire rimer les termes « respect de l’environnement » et « rendement ».  Sa fonction première consiste à analyser le portrait écologique et financier d’entreprises données, pour pouvoir par la suite, conseiller leurs directeurs quant à la place qu’elles peuvent jouer sur ce marché du carbone.   
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[ Général ] 10 décembre, 2008 20:22

Le brise-glace NGCC Amundsen réalise depuis 5 ans des recherches dans l’Arctique canadien à l’aide d’outils à la fine pointe de la technologie. Les recherches du navire permettront aux scientifiques de suivre les changements graduels du climat. 

De la navigation à la recherche
Étant auparavant un navire de la garde côtière canadienne, le brise-glace Amundsen fut complètement transformé en un brise-glace de recherche. En tout, 12 laboratoires permanents ont été construits à l’intérieur même du navire. Dans le but d’obtenir un profil de l’état de l’eau de l’Arctique à l’aide d’énormes filets, une Rosette-CTD (qui est en fait un grand arc d’acier aidant à soutenir les filets mis à l’eau) a aussi été installée sur le pont du navire.

L’élément le plus particulier installé pour les recherches scientifiques est le puits de lancement à accès interne, qui est en fait un grand trou dans le bateau. Contrairement à ce que plusieurs pourraient penser, la présence du puits ne fragilise pas assez le navire pour l’empêcher de faire face aux solides glaces de l’Arctique. Ce grand trou permet aux scientifiques d’améliorer l’efficacité de leurs filets en hivers en y ayant un meilleur accès.  
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[ Général ] 10 décembre, 2008 19:21
Jean-FrançoisLemieux et Bruno Tremblay de l’Université McGill nous présentent le projet deprévenir l’avenir de la banquise à l’aide de modèles numériques.

 Cela fait plusieurs années que nous avons puconstater que la surface de la glace en Antarctique diminuait de 8% à chaque année. Cependant, le plus effrayant est que, de l’année 2005 à l’année 2007, elle a  fondue de plus de 25%! En 2005, puisqu’il dégèle environ aux 2 ans, le passage du nord-est était fondu, et en 2007, le passage du nord-ouest, pour une première fois, était dégelé, tout comme celui du nord-est. Comme on peut voir, la glace de l’Antarctique, vers l’Europe de l’est, de l’année 2007 a une superficie beaucoup plus basse que celle de 2005. Les vents venant de l’Europe rendent la glace beaucoup plus épaisse au nord du Canada et du Groenland qu’ailleurs. Si aujourd’hui nous pouvons avoir des renseignements aussi précis sur l’Antarctique, cela est grâce à un nouveau programme informatique appelé modèle numérique.

 
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[ Général ] 10 décembre, 2008 13:04
  En ce matin du 8 décembre 2008, au petit Séminaire de Québec a eu lieu le forum jeunesse sur les changements climatiques en Arctique, un évènement d’envergure national.  Participaient d’éminents chercheurs en la matière, qui étudiaient tout autant le droit international dans l’hémisphère nord que de la fonte du pergélisol.

Présidée par le maire Régis Labaume, la présentation d’ouverture a davantage été focalisée sur Louis Fortier, directeur général d’ArcticNet, un organe universitaire qui œuvre dans le domaine des changements climatiques.  Il a notamment été question de la mise à jour des plus récents modèles mathématiques, qui se sont avérés inexacts.  M. Fortier a mis l’emphase sur le fait que plusieurs variables qui entrent en compte dans nos modèles climatiques restent encore à déterminer.  De plus, celles-ci semblent évoluées à un rythme que nous ne soupçonnions pas, encore hier.  Au mois d’octobre 2007 par exemple, toute la glace pluriannuelle a fondu, scénario auquel nous ne nous y attendions pas avant environ trente ans.  Pire, on estime que l’Arctique devrait être libre de glace en été et ce, dès 2030, soit dans un délai d’un peu plus de vingt ans.  Le chercheur a notamment mis en cause la rétroaction d’Albédo, phénomène naturel encore peu documenté, qui définit le réfléchissement de l’énergie solaire sur la glace.  Or, preuve du cercle vicieux dans lequel nous semblons être entrés en plein pied, la glace, en fondant, perd ses capacités réfléchissantes, ce qui accentue radicalement le réchauffement climatique.  De plus, le méthane, l’un des principaux gaz à effet de serre, longtemps contenus dans le pergélisol, terre gelée en permanence commence à s’échapper.  La faune unique qui a su résister tout ce temps au climat rébarbatif, se verra peut-être bientôt côtoyé des espèces plus vulnérables, mais qui auront tout de même réussit à s’adapter à ce nouveau climat, plus disposé à accueillir de nouvelles espèces animales.

Bien que la région circumarctique soit pour certains synonymes de craintes et d’appréhensions, elle représente pour d’autres une source d’énergie et de commerce indispensable au développement économique.  En plus d’être l’un des emplacements les plus stratégiques sur cette planète, cette région verra bientôt par elle, transitée des dizaines de cargos.  Que ce soit le plan Nord du gouvernement Charest ou encore la convoitise dont font preuve les Russes et Américains sur cet immense territoire, rien ne semble pouvoir arrêter les superpuissances.  Elles réaliseront très probablement leur nouveau rêve; la conquête de l’Arctique, autrefois sol aride, sans grand attrait.

Ce que semblent encore aujourd’hui mépriser la plupart de nos dirigeants politiques est le coût de l’actuel réchauffement climatique.  En plus d’être dommageables pour nos infrastructures, ils entraîneront très probablement l’émigration importante de populations qui résident légèrement au-dessus du niveau de la mer.  À l’évidence même, on estime que si la tendance se maintient, une majeure partie de l’eau actuellement en rétention dans la glace devrait être libérée, augmentant de sept mètres le niveau moyen des océans.  À connaître les conséquences désastreuses qu’ont eues dans notre histoire plusieurs périodes de déplacements migratoires soutenus, il ne fait plus aucun doute que nos décideurs doivent prendre action rapidement.

M. Fortier a finalement conclu son allocution sur une note plus positive, en soulignant que tous les efforts qui tendent vers un mode de vie plus vert, mis bout à bout, peuvent faire la différence.  Je partage par ailleurs son avis, croyant que les particuliers peuvent faire une différence, même si leurs gestes ne sont pas imités par les grandes multinationales.

Par: Jérôme Baril et Florent Pépin-Proulx

 Source image : FJCCA

[ Général ] 10 décembre, 2008 09:32

Le 8 décembre 2008, dans le cadre de la quatrième Année Polaire Internationale (API), s’est tenu un forum jeunesse sur le changement climatique en Arctique. Il se tenait au Petit Séminaire de Québec. Plusieurs conférences, traitant toutes du sujet des changements climatiques par rapport à l’Arctique, ont été données à des étudiants et à leurs enseignants.

J’ai eu la chance de faire partie des heureux élus qui ont pu ainsi s’informer de ce problème qui est, ma foi, inquiétant. La conférence à laquelle j’ai assisté était présentée par le Dr Alexandre Forest, océanologue. Il parlait de la régulation de CO2 dans l’air par les océans. En effet, aussi étonnant que cela puisse paraître, les océans sont d’imminents régulateurs de CO2,tout comme les arbres.

Le CO2, quand il entre en contact avec l’eau, fait une réaction chimique, si bien qu’il se dissout dans l’eau. On obtient alors du carbonate :CO2 + H2O = H2CO3. Le carbonate, transporté dans l’eau, suit alors le grand courant marin, nommé Grand convoyeur par certains. Le Grand convoyeur promène l’eau du sud au nord.Lorsque  cette eau du sud arrive au nord, l’eau commence à refroidir et devient finalement de la glace, mais dans la glace, il n’y a que de l’eau douce. Où va donc le sel contenu dans l’eau? Eh bien, il reste en suspension dans l’eau. L’eau devient alors plus dense et chute au fond de l’océan, avec les particules de H2CO3 contenues dans celle-ci. C’est l’absorption physique du CO2 par les océans.

Mais il existe aussi un mode d’absorption biologique. Cette absorption est dirigée par le phytoplancton. C’est une sorte de plancton végétal. Le phytoplancton absorbe le CO2 contenu dans l’eau. La majorité de ce CO2 est retournée dans l’atmosphère lorsque le phytoplancton meurt ou quand il est mangé par le zooplancton. Mais une partie du dioxyde de carbone est quand même entraînée dans le fond de l’océan lorsque le zooplancton défèque les restes de phytoplancton contenant du carbonate, ces défécations étant assez denses. De plus, certains phytoplanctons ont une assez grande masse pour couler lorsqu’ils meurent, emportant ainsi le COqu’ils ont absorbé durant leur vie dans le fond de l’océan.

Maintenant, vous vous dites peut-être : « Fabuleux, plus besoin de s’occuper des changements climatiques, les océans et les arbres vont régler le problème » ! En fait, l’homme produit tellement de pollution que les océans n’arrivent plus à suivre le rythme. Ils commencent à être saturés de CO2. Si le CO2 vient à trop augmenter, le pH de l’eau changera aussi. L’eau deviendra alors plus alcaline de quelques degrés. Si l’alcalinité de l’eau monte, certains spécimens aquatiques en seront gravement atteints : les coraux, par exemple, pourraient disparaître de la terre. Tout le problème des changements climatiques réside dans le fait que l’homme ne redonne pas à la nature ce que la nature lui donne. Nous sommes en train de déséquilibrer toute une planète qui avait réussi à garder son équilibre pendant plusieurs dizaines de millions d’années.

Par: Andréanne Théberge-Dupuis