Déménagement de ce blogue

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Après des mois d'abandon, j'ai décidé de redonner vie à ce blogue... en le déménageant. C'est en suivant ce lien que vous pourrez vous abonner à mon nouveau blogue. 

Cette décision découle d'un constat très simple : j'ai le goût de bloguer sur des sujets qui seraient peut-être mal servis par un blogue hébergé sur un serveur où figure le nom de mon employeur. J'aime énormément bloguer sur le monde de l'éducation, qui est à la fois mon gagne-pain et l'une de mes passions, mais j'ai aussi le goût de rédiger des billets d'humeur qui n'ont rien à voir avec le programme PROTIC. Le déménagement de mon blogue réflexif me paraissait donc tout à fait logique.

Ainsi, en démarrant un nouveau blogue sur Wordpress, je bloguerai comme tout citoyen "normal" à un endroit qui n'a aucun lien avec mon travail. Les sujets que j'aborderai dorénavant seront donc plus variés et personnels. Il se pourrait que je frappe assez brutalement par moment, d'ailleurs... ;-)

Merci aux intéressés de me suivre dans mes élucubrations technologiques. J'espère vous retrouver en grand nombre sur Cogito, ergo blogo!

J'aime mon travail

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L'année scolaire se termine. Comme tout enseignant qui se donne corps et âme au quotidien, je suis complètement éreinté. Finir une année scolaire est un étrange cocktail de sentiments : les reposantes (et ô combien nécessaires!) vacances me réjouissent, mais voir partir des élèves qu'on a appréciés est toujours déchirant.

Je pourrais vous pondre un texte littéraire là-dessus, mais pour être sincère, une seule idée qui résume tout me vient en tête actuellement. J'ai envie d'être direct, concis et sans fioriture.

J'aime mon travail. Voilà, c'est dit.

J'aime "ma job", point à la ligne.

J'aime "ma job" profondément, intensément, viscéralement. Voilà l'essentiel de mon propos, celui par lequel tout le reste tombe sous le sens.

J'aime mon travail parce que j'aime d'abord et avant tout les élèves. J'aime les voir apprendre, découvrir, explorer, discuter. J'aime constater qu'ils sont capables d'avoir du plaisir en travaillant. J'aime leurs projets, leurs réussites, leurs ambitions. J'aime être présent pour les aider à se relever d'un échec, d'un écueil ou simplement d'un moment difficile. J'aime leur capacité à mobiliser les ressources qu'ils possèdent pour venir à bout de tous les petits défis que mes collègues et moi leur lançons au quotidien. J'aime les voir réfléchir, soupeser, remettre en question les dogmes, repousser les frontières, décider et agir en fonction de leur analyse des situations. J'aime constater jour après jour à quel point ils sont informés, allumés, intéressés, dégourdis et débrouillards.

Quand il s'agit de "lâcher son fou" un peu, j'aime les jeunes et leur humour tellement adolescent... et tellement tordant. J'aime leur capacité à passer, en deux secondes, d'une réflexion profonde sur le sens de la vie à un épisode de cabotinage franchement rigolo. Les jeunes sont naturellement créatifs et j'aime leur donner l'espace pour qu'ils me le prouvent plutôt que de limiter cette créativité dans un cadre immuable et inflexible. J'aime la confiance qu'ils m'accordent et qu'ils s'accordent entre eux, confiance sans laquelle toute création serait impossible ou presque.

J'aime aussi me poser en guide qui suggère aux élèves des pistes d'exploration, des romans, des suggestions culturelles. J'aime les aider à se retrouver dans l'abondance d'informations, dans "l'infobésité" dont nous sommes gavés presque par intraveineuse. J'aime partager leur goût de connaître des choses et d'en apprendre toute leur vie durant. 

J'aime les élèves pour ce qu'ils sont, en fait. Grâce à eux, je carbure à la passion. Avec leurs forces et leurs faiblesses, ils m'obligent à me dépasser et à être toujours meilleur, plus à l'écoute et plus exigeant envers moi-même et envers eux.

Enfin, j'aime la liberté que j'ai dans l'exercice de mon travail au quotidien. C'est cette capacité à m'aménager un espace de liberté au sein d'une structure scolaire somme toute peu flexible qui me tient professionnellement en vie, en fait. J'aime sentir que les parents et les autres intervenants de l'école s'impliquent pour mener chaque élève vers la réussite scolaire et, plus important encore, vers l'éclosion du plein potentiel de chacun. J'aime les liens qui se créent et qui se développent entre l'école et ceux qui gravitent autour, qu'ils soient parents, enseignants, blogueurs, stagiaires, entrepreneurs, etc.

Élèves, parents, collègues et lecteurs de ce message, considérez-vous tous individuellement remerciés. C'est le maillage de vous tous qui me fait apprécier mon travail et je vous en remercie sincèrement. Sur ce, je me permets de prendre quelques semaines de repos avant septembre prochain, avant de "repartir la machine" avec de nouveaux élèves que j'aurai autant de plaisir à découvrir que mes élèves de cette année.

"Merci de m'avoir enseigné la passion", m'a écrit une élève dans une carte qu'elle m'a remise l'an dernier. "Merci de me l'insuffler", lui répondrai-je... et vous répondrai-je!

Bonnes vacances et à l'an prochain, 

Martin Bélanger
17 juin 2008

"Quand la connerie éclaire le monde..."

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Entendu aux nouvelles radio-canadiennes il y a quelques minutes :  

"Des experts estiment que si l'éclosion de la grippe porcine devait se transformer en pandémie, le PIB mondial pourrait se rétracter de 2 à 5 % cette année à cause des pertes économiques engendrées par la maladie".

Dans le même ordre d'idées, on apprenait aujourd'hui qu'une compagnie quelconque qui fabrique des masques médicaux a vu son action bondir en bourse. Pourquoi? Vous l'aurez deviné : d'obscurs spéculateurs affirment froidement et tout bonnement qu'une pandémie augmentera la demande pour ce genre de masques.

Suis-je le seul à trouver odieux, minable, dégueulasse et inhumain que l'on analyse cette crise en termes financiers? N'y a-t-il pas moyen de foutre aux poubelles, l'espace de quelques secondes, la sacro-sainte quête du profit pour se concentrer sur les gens qui souffriront de ce virus?

Dieu que ça me décourage!

Faudrait mettre la gestion de la planète et de son économie entre les mains des poètes, juste pour voir. Ils ne pourraient pas faire pire que les économistes, après tout...

Deux articles à lire

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Bonjour,

On parle de nous dans la revue Virage, publiée et distribuée par le MELS. Le texte est à propos de la présentation que M. Jean-Philippe Caron, directeur adjoint responsable du programme PROTIC, et moi-même avons faite en octobre dernier, à la Rencontre nationale des gestionnaires de l'éducation. Notre présentation portait sur la façon dont le développement professionnel, dans un contexte de changement, est géré en collégialité au PROTIC. L'article, simple et bref, rend assez bien nos propos, ce qui me réjouit au plus haut point !

Dans un tout autre ordre d'idées, ce billet de Marie-Pier Hamel est mon coup de coeur de ce beau samedi après-midi ensoleillé. Voilà le genre de texte qu'il faudrait faire lire à tous ceux qui croient (à tort, bien sûr!) que tous les jeunes sont dépravés !

Épargne Placements Québec

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Quelqu'un qui connaît un employé d'Épargne Placements Québec pourrait-il lui dire, de ma part, que les publicités télévisées de cet organisme sont ridicules, énervantes et pathétiques? 

"Coiffure pour elle et lui? Oui, de la coiffure... pour elle et lui. Auberge sur la montagne? Oui, une auberge... sur la montagne", on commence à en avoir marre, à la fin...

Amygdalite... et poésie

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Bonjour,
 
Je suis malade comme un chien. Verdict du médecin : amygdalite aiguë. C'est hallucinamment douloureux, et avec les "remèdes de cheval" qu'on m'a prescrits, je suis complètement dysfonctionnel. La seule chose pour laquelle mon cerveau a daigné collaborer entre deux bols de Jell-O est la retranscription d'un vieux poème qui traînait dans mes cahiers. Voici ce que ça donne.
 
pourtant si 
 
t’ai pétri un leurre d’au-delà 
patiemment
comme l’orgie lasse des bruyants silences

pourtant chaque pas
chaque cri chaque virgule chaque goutte
m’étouffe du suc de la fin

pourtant seulement  –  une tiédeur seulement
      de ton souffle pourpre dans ce cou exsangue
      de tes mains d’apocopes nourries d’ocres errances
      de tes horizons claquemurés entre les planches des cercueils
      de tes ciels inutiles d’où pleuvent gerbes d’abîmes
      de tes pas étouffés par l’oasis des zéniths
      de ta chair mort-née au nez des canons quiets
      de tes ongles souillés qui ceignent nos détresses grégaires
      de ton sang qui bleuit les maelströms surannés
      des ressacs verdoyant au nez des épitaphes
      de ta jolitude indéfinie d’infinie solitude
clorait enfin mes paupières  –  ô ornières d’un autre âge

pourtant tu avances seule
sertie d’azur fantasque
toi       jaillissante incendiée
naissant à toi naissant au monde

pourtant si seulement
pourtant si seulement pouvais-je te draper
d’une certitude autre que l’offrande de la mort
 
Martin B. 

J'aime les mots

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D'aucuns idolâtrent Dieu, le feng shui ou le Canadien de Montréal. Moi, ce que je vénère, ce sont les mots. Bêtement et simplement.

J'aime tous les mots, sans ségrégation ni snobisme. Je les aime sans retenue, qu'ils soient laids comme tas ou beaux comme dame-d'onze-heures

J'aime l'association que notre cerveau fait entre un mot et l'objet qu'il représente ou, comme disait Ferdinand de Saussure, entre le signifiant et le signifié. Avouez qu'on a envie de cueillir un bouquet de dame-d'onze-heures, mais qu'on refuserait volontiers un bouquet de tas. J'aime ces jolies ondes sonores qui réfèrent à un joli concept. Car il faut bien le dire : c'est fichtrement beau, une dame-d'onze-heures!

J'aime les déformations phonétiques québécoises ou les archaïsmes comme, entre autres, les piasses. Pas les piastres et encore moins les dollars : ce sont des piasses, qu'on veut, au Québec! De belles grosses piasses avec deux s, cette belle consonne fricative sourde (!!!) qui a rendu "ces serpents qui sifflent sur vos têtes" si célèbres.

Je suis étrange comme ça, moi. Ainsi va la vie.

J'aime aller à Montréal en empruntant l'autoroute 20 uniquement pour lire les noms des villages saupoudrés çà et là sur des pancartes affreusement vertes et, surtout, pour me poser des questions débiles inspirées de ces noms. Que peut-il bien y avoir de superbe dans un village portant le bucolique nom de Sainte-Sophie-de-Lévrard? Le Monsieur Joly qui a donné son nom au village de Joly, c'était qui? Le dénommé Alain qui a osé pondre cet étrange toponyme qu'est Val-Alain est-il allé se cacher après son crime? Daveluyville, comment ça se prononce? Comment appelle-t-on les habitants de Lyster? Des Lystérioses? Des Lystérines? Warwick et Wickham fusionneront-ils un jour pour créer un méga-village savoureusement nommé Warwickham?

Je suis étrange comme ça, moi. Ainsi va encore la vie.

J'aime les mots truculents qui n'ont aucune prétention comme, par exemple, tripoter et poutine. Pouvait-il y avoir un terme plus génial que poutine pour décrire cette avalanche de douteux fromage en grains et ce concert de pommes de terre noyés dans un torrent de sauce brune épaisse? Oh que non! Dieu que ça sonne bien, le mot poutine! Dieu que c'est bon, la poutine! Je me suis d'ailleurs souvent demandé si la poutine n'était pas une métaphore tangible visant à prouver l'existence de Dieu. Mais bon, je m'égare, je m'égare.

Parlant de poutine, voilà un autre bel exemple de parfaite association entre le signifiant et le signifié. Essayez de vous imaginer chez Ashton en train de commander un "magret régulier extra sauce". Ça ne fonctionne pas, point à la ligne. Le mot poutine est fait sur mesure pour ce qu'il représente : il est brun, chaud, réconfortant. Il exsude le gras trans, à notre grand bonheur, d'ailleurs. Vive la poutine! Vive les mots!

Je suis étrange comme ça, moi. Ainsi va encore et encore la vie.

J'aime les mots pour ce qu'ils sont, ce qu'ils font et ce qu'ils feraient si on s'en servait toujours intelligemment. On dira bien ce que l'on voudra, mais les seules choses en ce monde qui puissent servir à la fois à faire la guerre, l'humour et l'amour, ce sont les mots.

Les mots m'obsèdent. Je suis né comme ça. Et j'ai même décidé d'en faire un métier. Tout compte fait, je me dis qu'il y a des façons plus malsaines de vivre ses obsessions que celle que j'ai choisie.

Khadir : je déchante déjà

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Le 8 décembre en soirée, Amir Khadir fut élu premier député solidaire de l'histoire du Québec. J'avais le sentiment qu'une petite - mais ô combien symbolique! - page d'histoire venait de s'écrire. J'en étais presque à rêver au jour où un subtil (!) redécoupage de la carte électorale ferait passer la circonscription de Mercier par mon somptueux 4 1/2.

Le 20 décembre, le rêve est fini. La lune de miel fait place à ma plume de fiel. Out, Khadir! Douze petits jours entre un état de félicité éthérée et un désenchantement profond, c'est un nouveau record mondial. Même Jean Charest n'a pas réussi cet exploit. C'est tout dire. Et la cause en est toute simple.

Dans un geste d'éclat aussi inexplicable qu'inattendu, Amir Khadir s'est pris pour un journaliste irakien en lançant son soulier sur une photographie de George Bush (source). Explication savante du Dr Khadir : "Les trois quarts de l'humanité devraient lancer leurs souliers à la face de Bush". 

Le plan de match de Khadir a du bon : si Bush prenait neuf millards de souliers en pleine gueule, l'industrie de la chaussure n'aurait pas besoin d'un plan de relance de 700 milliards de dollars.

OK, j'arrête l'ironie. Jasons sérieusement.

En fait, ce qui m'agace au plus haut point avec ce fait divers, c'est que cet après-midi-là, Opération nez rouge cherchait des bénévoles, les banques alimentaires avaient des milliers de paniers à remplir et des centaines d'itinérants se gelaient les roubignoles dans les rues de Montréal. Nombre de bonnes causes n'attendaient que le concours et l'implication d'un homme intelligent et articulé comme M. Khadir. Or, celui-ci a jugé qu'il était plus important, "solidaire" et porteur de progrès social de lancer un soulier contre un édifice que de s'impliquer dans n'importe quelle cause humanitaire. Pour le jugement, on repassera.

C'est tellement puéril que je ne puis résister à l'envie de faire la morale au vrai chef maintenant qu'il est élu et que Françoise David ne l'est pas porte-parole de Québec solidaire. Il m'arrive parfois de monter en chaire et de clamer la "vérité" haut et fort, ex cathedra, en coupant court à toute requête. Monsieur Khadir, attachez bien vos souliers, j'arrive avec mes gros sabots (et pardonnez-moi ce très douteux jeu de mots).

Militer pour un Québec plus juste et plus solidaire, M. Khadir, ça va plus loin que rouvrir l'usine de GM de Boisbriand pour la transformer en chaîne de montage de Westfalias psychédéliques. C'est plus exigeant que faire pousser des plants de pot dans le canon des fusils. Ça peut se faire autrement qu'en distribuant En lutte au cégep du Vieux-Montréal. C'est plus complexe que tuer les riches pour les donner à manger aux pauvres. Ça implique que les projets novateurs et complexes que vous proposez doivent être étoffés, documentés, crédibles; cela est éminemment plus complexe que de crier "So, so, so, solidarité" en brandissant une pancarte "À ba$ le capitali$me!" fabriquée avec le bois équitable (logo "Fair Trade Certified" à l'appui) d'une coopérative vaguement péruvienne.

Tout ça, c'est bien. C'est mièvre, plein de candeur, cute à mort, louable et noble. Mais c'est peu. Si on s'en contente, c'est du militantisme. Si on va plus loin, c'est de l'action politique. C'est pour agir politiquement qu'on vous a élu, M. Khadir, et non pour jouer les cégépiens en colère.

C'est pourtant simple à comprendre : poser des questions et faire des gestes ayant une portée positive, c'est de l'action politique. Élire un président porteur de changement, c'est de l'action politique. Tenter par des moyens concrets et utiles de renverser le régime totalitaire nord-coréen ou la censure politique chinoise, c'est de l'action politique. Lancer un soulier sur la photo d'un président, c'est du militantisme estudiantin maladroit. C.Q.F.D.

Si vous voulez militer, des centaines de groupes de pression se feront un plaisir de considérer le curriculum vitae d'un homme de votre calibre, M. Khadir. Si vous voulez faire de la politique, il faudra agir tôt ou tard comme une grande personne. Personnellement, la dernière fois que j'ai lancé mes souliers, j'étais assis dans une chaise haute et je réclamais une seconde portion de dessert. Si ça n'a pas fonctionné pour un dessert, - merci, maman, d'avoir une telle poigne de fer - je doute que cela ait quelque impact sur le président des États-Unis d'Amérique...

Saisissez-vous le message, Monsieur le député? Me fais-je bien comprendre?

Peu importe : je ne voterai plus jamais pour vous et vos congénères, M. Khadir. Mon vote de gauche, ce n'est ni pas un vote ni par un projectile à semelle que je l'exprimerai : c'est par chaque petit geste quotidien posé de façon gratuite et désintéressée.  

Et pour accomplir cette besogne aussi urgente qu'essentielle, mieux vaut garder ses souliers.
 
 

Khadir élu : j'ai gagné mes élections !

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Le moment est historique : j'ai gagné mes élections!

Non, je n'ai pas voté libéral, mais j'ai gagné quand même : Amir Khadir, homme dont j'admire le travail acharné et la grande intégrité, vient d'être élu le premier député de l'histoire de Québec solidaire.

Fidèle à lui-même, Khadir a eu la victoire à la fois humble et exubérante. D'ailleurs, l'ambiance de la foule n'était pas sans rappeler l'exaltation de la victoire historique du Parti Québécois en 1976, bien que la portée historique de l'élection de Khadir soit, avouons-le, beaucoup moins grande. Les Solidaires sont peu nombreux, mais leur conviction est d'une fraîcheur impressionnante.

Dieu que je suis content pour Khadir ! Cet individu est beau, au sens noble et profond du terme. J'ai envie de croire au beau rêve de solidarité qu'il propose. Grâce aux électeurs de Mercier, je dormirai heureux et satisfait ce soir. Bon mandat, M. Khadir !

Rire de la politique... et de soi-même

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Bonjour,

C'est avec un immense plaisir que je publie cette savoureuse parodie de pancarte péquiste créée par François, un de mes anciens élèves maintenant en 5e secondaire. Après tout, il faut bien rire de soi-même un peu... ;-)

 Québec gagnant avec Martin

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