Biscuits chinois

Tranches de vie Rétroliens (0) Commentaires (1)   

J'adore les biscuits chinois, cette étrange coquille beige recroquevillée quasi comestible dans laquelle se trouve un petit message hautement philosophique. En fait, la partie "mangeable" m'intéresse peu : c'est le papier qui m'enchante. Les phrases qu'on y retrouve forment un joyeux fourre-tout indéfinissable, quelque part entre la psychologie populaire et les prévisions astrologiques, et ça me fait franchement marrer.

Fortune CookieLe dernier biscuit que j'ai ouvert contenait un message plutôt troublant : "Vous allez avoir de nouveaux vêtements". J'étais, comme dirait Patrick Lagacé, flabbergasté. Évidemment, j'ai perdu le message avant d'avoir le temps de le numériser. Mais qu'importe : quel était le sens de ce message en apparence anodin? Référait-il à une camisole de force, à une envie soudaine d'être à la mode, à un solde chez Simons? J'ai l'impression que le destin me demande subtilement de jeter mes guenilles à la poubelle...

Cela dit, il y a de l'espoir : le message précédent disait que "la qualité du travail compte plus que la quantité". Voilà qui est mieux. Malgré tout, Conficius peut encore dormir tranquille!

Bagarre dans la LHJMQ : tout a été dit... ou presque

Cris et écrits Rétroliens (0) Commentaires (5)   

Tout a été dit et redit à propos de la triste "volée" qu'a administrée Jonathan Roy, rejeton du célébrissime Patrick, lors du deuxième match Remparts-Saguenéens de cette semaine. Jonathan Roy n'est pas sans rappeler le pathétique Tommy Hanrahan de Slap Shot, d'ailleurs. 

Tout a été dit? Eh bien non.

PERSONNE n'a parlé d'une chose qui m'a sauté aux yeux (ou plutôt aux oreilles) en entendant les excuses du jeune Roy à la télé : sa quasi-incapacité à lire un texte. (D'ailleurs, si quelqu'un trouve l'entrevue sur Internet, j'aimerais qu'il me fasse signe.)

Lors de sa conférence de presse, le jeune cerbère des Remparts s'est "enfargé" trois fois par phrase, lui qui lisait pourtant un texte. Deux fois plutôt qu'une, il a parlé de fustration au lieu de frustration. Je me souviens aussi de l'avoir entendu dire "tout athlète" en omettant la liaison, ce qui donnait, à l'oral, une espèce de "tou athlète" étrange. C'était un bien triste spectacle, bref. Pas aussi triste que son assaut envers le jeune gardien des Saguenéens, mais tout de même plutôt pathétique.

Je sais que Patrick Roy n'est pas un intellectuel. Je ne m'attends pas à ce que son fils déclame du Rimbaud d'un ton limpide et grandiloquent. Il n'est pas là pour cela de toute façon : son boulot est d'arrêter des rondelles. Je m'explique malgré tout assez mal un aussi faible niveau de lecture, surtout lorsque l'on sait que la LHJMQ se targue de très bien concilier le hockey et les études.

Qu'arrivera-t-il si Jonathan Roy n'évolue pas dans la Ligue nationale un jour, comme c'est le cas pour la majorité des joueurs de la LHJMQ? Avec une instruction qui me semble aussi défaillante, que fera-t-il dans la vie? J'en conviens : son illustre papa a suffisamment de millions de dollars pour le faire vivre... mais quand même, avouons que ça fait réfléchir!

Suis-je le seul à penser que la conciliation étude-hockey de la LHJMQ me semble à peu près aussi crédible que les "blancs de mémoire" des témoins libéraux de la Commission Gomery ?

Musique "urbaine"?

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En ma qualité d'enseignant de français, je m'amuse à répertorier les expressions un peu guindées qui me tarabustent. La toute dernière dans ma liste est l'utilisation galvaudée du terme "urbain".
 
Quelqu'un peut-il m'expliquer ce qu'est de la "musique urbaine"? Est-ce une chanson pop sur un fond de bruits industriels? Une chansonnette sans conséquence où les guitares sont remplacées par des ronronnements automobiles?
 
Au fait, s'il existe de la "musique urbaine", existe-t-il de la "musique rurale"? Moi qui rêvais justement d'entendre Céline Dion chanter avec une chorale de vaches holstein...
 
Tant qu'à être dans les mondanités citadines, j'en ai aussi contre l'expression "objets urbains", que l'on peut lire à satiété dans toutes les boutiques bobo de ce bas monde. Quelqu'un peut-il m'expliquer ce qu'est un objet urbain? Il me semble que tout objet qui n'ait pas d'usage intrinsèquement associé à la ruralité (comme une moissonneuse-batteuse, par exemple) puisse être considéré comme urbain, non?
 
Enfin, à mon humble avis, associer l'urbanité à ce qui est tendance est méprisant envers la campagne : si les "objets urbains" sont à la mode, est-ce donc une façon de dire que les "objets ruraux" sont démodés? Se pourrait-il que les B.C.B.G. de ce bas monde pensent qu'encore en 2008, les gens de la campagne se lavent dans une bassine pourrie et fréquentent des écoles de rang où tous les enfants, quel que soit leur âge, sont groupés dans la seule et unique classe du village (... et que la "maîtresse d'école" y vit recluse et célibataire)?
 
Instruisez-moi SVP, je n'y comprends plus rien. Après tout, la bêtise humaine n'est ni urbaine, ni rurale : elle est universelle.

Créativité et droits d'auteur

Réflexions pédagogiques Rétroliens (0) Commentaires (2)   

Je ne me lasse pas de voir et de revoir les conférences de Sir Ken Robinson et de Lawrence Lessig, toutes deux disponibles sur le site TED.com. Alors que Robinson soutient de manière cohérente et articulée la thèse selon laquelle l'école actuelle tue la créativité des enfants, Lessig affirme haut et fort que les présentes lois sur le droit d'auteur et la possession intellectuelle condamnent les jeunes à vivre perpétuellement en hors-la-loi sur Internet.

Pour ceux que l'anglais gêne (et plus particulièrement le fort accent britannique de Robinson), je traduis ici librement quelques passages particulièrement savoureux pour vous "allumer" et lire vos commentaires.

De Ken Robinson :

  1. "Tous les enfants ont de formidables talents... que nous gaspillons impitoyablement. Pourtant, en éducation, aujourd'hui, la créativité est aussi importante que les connaissances. Nous devrions la traiter avec le même statut."
  2. "Les enfants prennent des risques. À l'âge adulte, beaucoup d'entre eux ont perdu cette capacité : ils ont acquis la peur de se tromper. [...] Nous stigmatisons les erreurs. Nous avons des systèmes nationaux d'éducation dans lesquels les erreurs sont les pires choses que l'on peut faire. Il en résulte que nous éduquons les gens en évacuant leurs capacités créatives. Picasso a déjà dit que tous les gens sont nés artistes, mais qu'il est difficile de le demeurer en vieillissant."
  3. "Les habiletés dans les matières enseignées à l'école en sont venues à définir notre conception de l'intelligence parce que les universités ont conçu le système d'éducation à leur image. Quand on y pense, on constate que tous les systèmes d'éducation publique à travers le monde sont un prolongement du processus d'admission à l'université. Cela a pour conséquence que plusieurs individus talentueux, brillants et créatifs pensent qu'ils ne le sont pas, parce que cette chose dans laquelle ils excellaient à l'école n'était pas reconnue ou était stigmatisée. Nous ne pouvons plus nous permettre d'aller dans cette direction."

Et ma préférée de Lawrence Lessig : "Maintenant, quiconque a accès à un ordinateur valant 1500 $ peut prendre des sons et des images qui l'entourent et les utiliser pour dire les choses différemment. Ces outils de créativité sont devenus ceux du discours : c'est l'un des fondements de cette génération. C'est ainsi que nos enfants parlent. C'est ainsi que nos enfants pensent. C'est ce que pensent vos enfants au fur et à mesure qu'ils comprennent les TIC et leurs relations entre ces TIC et eux-mêmes."

Inspirant, n'est-ce pas?

Nos blogues sur l'Infobourg

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Bonjour à tous,

On parle encore de nous et de nos blogues dans la blogosphère éducative québécoise... et on en parle de façon fort élogieuse, en plus! Dans cet article de l'Infobourg, rédigé par Martine Rioux et intitulé Le blogue : plus qu'un cahier d'écriture, l'utilité et la valeur pédagogique des blogues scolaires sont présentées de façon claire et concise.

Voilà un autre témoignage qui tend à prouver que lorsque les élèves s'approprient un outil et le modèlent à leur image, les résultats sont porteurs de réussite!

Cadavre exquis

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Suite à de nombreuses demandes des élèves, il me fait plaisir de publier les phrases créées hier dans le cadre de notre courte (mais ô combien rigolote) partie de Cadavre exquis dans le groupe 32.

  1. Le cantaloup décapite passivement une roche florissante.
  2. Gaiement, la rose défait et bat rapidement trois chats qui, téméraires et stupides, aiment le cristal agressif et défèquent sur l'albinos accidentel.
  3. Zigonnez! Perdez! Les pirates idiots et bleus chantent tranquillement un "brake à bras" maussade.
  4. La créature fume un homosexuel turbulent qui baise souvent des fleurs charismatiques.
Alors, côté poésie improvisée collective, qui dit mieux? ;-)
 
Martin

Je surconsomme

Cris et écrits Rétroliens (0) Commentaires (2)   

Afin de me m'auto-psychanalyser, j'ai conservé précieusement les factures de tout ce que j'ai acheté pendant deux mois. Comme en témoigne cette photo accablante, le résultat est probant.

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Le verdict est clair : je surconsomme. Ai-je vraiment besoin de tout cela? Bien sûr que non. Et s'il vous plaît, dites-moi que je ne suis pas le seul à faire ce triste constat... 

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