J'adore les biscuits chinois, cette étrange coquille beige recroquevillée quasi comestible dans laquelle se trouve un petit message hautement philosophique. En fait, la partie "mangeable" m'intéresse peu : c'est le papier qui m'enchante. Les phrases qu'on y retrouve forment un joyeux fourre-tout indéfinissable, quelque part entre la psychologie populaire et les prévisions astrologiques, et ça me fait franchement marrer.
Le dernier biscuit que j'ai ouvert contenait un message plutôt troublant : "Vous allez avoir de nouveaux vêtements". J'étais, comme dirait Patrick Lagacé, flabbergasté. Évidemment, j'ai perdu le message avant d'avoir le temps de le numériser. Mais qu'importe : quel était le sens de ce message en apparence anodin? Référait-il à une camisole de force, à une envie soudaine d'être à la mode, à un solde chez Simons? J'ai l'impression que le destin me demande subtilement de jeter mes guenilles à la poubelle...
Cela dit, il y a de l'espoir : le message précédent disait que "la qualité du travail compte plus que la quantité". Voilà qui est mieux. Malgré tout, Conficius peut encore dormir tranquille!

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