Paris, je t'aime

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D'emblée, je crache le morceau : je "trippe" sur Paris. Littéralement. Viscéralement. Intensément. Ce billet sera donc subjectif et bref : subjectif parce que je suis en amour avec Paris, et bref parce que j'ai déjà visité la ville l'année dernière, de sorte que j'ai moins de choses à en dire.

Paris, c'est la démesure. Les bâtiments sont beaux, les terrasses sont pleines à craquer, les espressos sont "bien serrés", comme disent les Français, et je ne peux m'empêcher de fêter jusqu'aux petites heures à chaque fois que j'y mets les pieds. De plus, les "classiques touristiques" sont nombreux : Notre-Dame-de-Paris, la Sainte-Chapelle, le Louvre, le Panthéon, l'Arc de Triomphe et les Champs-Élysées, la Tour Eiffel, Saint-Germain-des-Prés, etc. Tout cela est magnifique et se passe de présentation, alors je n'en dirai pas plus. Ruez-vous sur Paris et voyez par vous-même!

En terminant, pour ceux qui visitent ou visiteront Paris, il faut absolument que vous vous promeniez sur la rue Mouffetard, dans le 5e arrondissement. C'est une rue étroite bordée de troquets et de petits commerces mignons comme tout. La rue est pleine de charme et je vous mets au défi de résister aux terrasses pendant le "happy hour"...

Je vous laisse donc sur des photos de Paris prises l'an dernier et cet été, histoire que vous admiriez cette ville qui se décrit mieux en images qu'en mots.


L'Arc de Triomphe

Le Sacré-Coeur

La fontaine des Innocents

Vitrail de la Sainte-Chapelle

La fontaine Saint-Michel

Notre-Dame-de-Paris

Vue arrière de Notre-Dame de Paris

Le Panthéon

Le jardin des Tuileries

La Tour Eiffel

La flamme du soldat inconnu

L'obélisque de Louxor

La Seine et le pont Alexandre III

Les Invalides

Le tombeau de Napoléon

Le cimetière du Père-Lachaise

Les jardins du château de Versailles

Le domaine de Marie-Antoinette

Sphinx exposé au Louvre

La pyramide du Louvre

Le cimetière du Montparnasse

"Le plat pays qui est le mien"

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Après avoir visité Amsterdam, nous avons fait un grand tour de la Belgique, le "plat pays" coincé entre les Pays-Bas et la France. Il faut savoir que la Belgique est un tout petit pays, ce qui nous a permis de visiter trois villes, soit Anvers, Bruges et Bruxelles. Étant donné que j'ai beaucoup de choses à raconter sur la Belgique, j'ai divisé mon récit en trois sections distinctes. Bonne lecture! 
 
Anvers

Drapeau belge
Commençons par Anvers, ou plutôt Antwerpen, comme on dit en flamand. Cette ville fait partie des endroits où il doit faire bon vivre, l'héritage du passé ayant été intégré à une ville moderne et bien conçue. La Grand-Place et son impressionnante fontaine constituent le coeur de la vieille ville. Lorsque l'on est au centre de la Grand-Place, tous les bâtiments sont magnifiques, quelle que soit la direction vers laquelle on regarde. Il en est de même pour la cathédrale d'Anvers, chef-d'oeuvre gothique vieux de cinq siècles. AUCUN mot ne peut décrire la finesse architecturale d'un tel lieu de culte : on regarde, on y entre avec respect, on admire et on en ressort avec la franche impression que le génie humain est, au nom de la religion, capable d'une maestria incroyable.

Comme la vue de tant de splendeurs creuse l'appétit, nous avons convenu qu'il était temps d'essayer l'une des innombrables friteries belges. C'est chez Frituur no 1 que nous avons englouti une tonne de frites croustillantes, dorées et bien grasses comme on les aime. Il faut se rendre à l'évidence : les Belges sont les rois des frites, point à la ligne. Nous le savions pour les moules et la bière, mais sachez que c'est la même chose pour les précieuses pommes de terre frites.

Enfin, le musée anversois Plantin-Moretus mérite une mention très spéciale. Cet endroit est d'ailleurs un miracle historique protégé par l'UNESCO. En fait, il s'agit d'une imprimerie du XIVe siècle dont tous les équipements (planches, presses, tables de travail, lettres amovibles) sont, aussi incroyable que cela puisse paraître, intacts. On a carrément le sentiment de revenir au temps de Gutenberg et de vivre, avec 500 ans de retard, la fébrilité associée à l'impression des premiers ouvrages, surtout lorsqu'on sait à quel point l'imprimerie fut à la base d'une véritable révolution culturelle en Europe. Le musée Plantin-Moretus est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E, tout simplement.
 
Bruges
 
Après une toute petite journée à Anvers, nous avons mis le cap sur Bruges (Brugge en flamand), l'attraction touristique numéro un de la Belgique. En visitant la ville de fond en comble, on comprend pourquoi : la ville est un musée à ciel ouvert, résultat d'une grande prospérité commerciale au Moyen Âge suivie d'une léthargie de quatre siècles. On a donc affaire à une ville moderne qui s'est construite dans un cadre vieux de plusieurs siècles. Imaginez : c'est en l'an 958 que s'est tenu le premier marché public sur le Grote Markt, c'est-à-dire la Grand-Place! Nul besoin de vous dire que les bâtiments qui ceignent la Grand-Place et le Burg sont d'une beauté qui, encore une fois, ne peut être rendue par des mots. D'ailleurs, l'hôtel de ville, dont nous avons visité les principales pièces, est à l'image de la ville : une oeuvre de génie. 
 
Il est important de savoir que Bruges est un ovale dont la limite est un canal périphérique. Cette caractéristique fait de Bruges une "ville carte postale" hors pair : où que l'on se trouve, on a envie de prendre une photo. Les bâtiments qui longent les canaux ressemblent à ceux d'Amsterdam, ce qui m'apparaît logique compte tenu que les Pays-Bas et la Flandre d'aujourd'hui, qui partagent la même langue, étaient unis à l'époque des "anciens Pays-Bas". Il y a des cygnes (oui, des cygnes) et d'autres oiseaux dans les parcs de la ville, et vous auriez dû les voir se ruer sur ma copine (photo à l'appui ci-dessous) quand celle-ci a eu la brillante idée de leur donner du pain!
 
Bruges, au fond, c'est tout simple : les rues sont belles, les bâtiments sont beaux, les parcs sont beaux, les églises sont belles. Voilà qui résume tout. Siroter une bonne Brugse Zot (littéralement "la folle de Bruges") ou une Kasteel dans un tel décor relève de la féerie! Parlant de victuailles, nous avons mangé une spécialité flamande appelée waterzooi. Pour dire les choses simplement, il s'agit d'un plat de volaille et de légumes cuits dans un court-bouillon onctueux. Il en existe aussi une version aux fruits de mer; c'est celle que j'ai prise... et diantre que c'est suave!
 
Après deux jours de promenades et un douteux broodje en guise de dîner, il était temps de mettre le cap sur Bruxelles, la capitale du pays. J'avais la tête pleine de centaines d'images superbes de Bruges et j'étais prêt à passer à autre chose. En quittant la ville en direction de Bruxelles, je regardais ma blonde sourire et, dans ma tête, j'entendais le Grand Jacques susurrer : "Ah Marieke, je t'aimais tant / Entre les tours de Bruges et Gand". En plein dans le mille, M. Brel!
 
Bruxelles
 
Bruxelles, capitale de la Belgique et siège du parlement européen, est une bien drôle de ville! Connaissant le légendaire sens de l'humour des Belges, c'est peut-être pour nous faire rigoler que d'horribles bâtiments froids et aseptisés côtoient impunément des chefs-d'oeuvre architecturaux. Le beau et le laid s'entremêlent à Bruxelles, mais cela ne gâche aucunement le plaisir que l'on ressent dans cette ville.
 
L'aventure bruxelloise a, dans mon cas, interpellé d'abord mon estomac. Jamais je n'aurais cru me gaver d'autant de frites et de gaufres! Il faut dire que Bruxelles est le siège de Chez Antoine, une authentique "roulotte à patates" qui vend des frites que le New York Times a qualifiées de "best french fries in the world", rien de moins! J'admets qu'elles sont savoureuses, ces frites servies dans un gros cornet de papier roulé en forme de cône. Et que dire des gaufres chaudes, que nous avons dégustées avec une chaudière (j'exagère à peine) de Nutella chaud. Parlant de gaufres, j'ai appris que les gaufres liégeoises sont plutôt rondes et à pâte sucrée, tandis que les gaufres de Bruxelles sont rectangulaires et peu sucrées. Je me suis couché moins culinairement ignorant ce soir-là.
 
Évidemment, la ville de Bruxelles impressionne aussi les rétines. La Grand-Place et les rues qui l'entourent fourmillent d'activité et valent vraiment le coup d'oeil. Il y a des gens partout, tout le temps, et l'ambiance bon enfant qui se dégage de l'ensemble est réjouissante. Les façades où figurent des personnages de bande dessinée ajoutent d'ailleurs à l'atmosphère festive de la ville. Si on ajoute à cela le fait que le symbole de la ville est le Manneken Pis, un petit garçon complètement nu qui urine ostensiblement à la vue des passants, on se rend bien compte que cette ville a su allier l'humour et l'ironie à ses merveilles historiques.
 
J'ai particulièrement aimé le Musée des instruments de musique et la cathédrale Sainte-Gudule. Avec sa façade raffinée et ses deux tours symétriques, la majestueuse cathédrale surplombe la ville d'impressionnante façon. Quant au musée, c'est une visite incontournable pour tout mélomane : on y retrouve des centaines d'instruments dont la valeur historique est inestimable. Des clavecins et des hallebardes du XIVe siècle, c'est fichtrement impressionnant, d'autant plus que le musée a eu la brillante idée d'enregistrer le son de chacun des instruments et de nous les diffuser par le biais d'un casque d'écoute sans fil. Vraiment, ce musée est un beau voyage à travers l'histoire de la musique!
 
Petite anecdote savoureuse, juste en passant : quand nous sommes arrivés à Bruxelles le lundi 21 juillet, nous nous sommes heurtés à une ville fantôme. Tout était fermé! C'est lorsque nous avons vu des drapeaux belges, des parades militaires et des fanfares claironnant La Brabançonne que nous avons compris que le 21 juillet est la fête nationale de la Belgique. Flamands et Wallons fêtaient fièrement et sans dissension linguistique, ce qui était franchement beau à voir!
 
Après avoir festoyé et acheté du chocolat, l'heure était au départ pour Paris, dernière escale de notre périple. Je ne sais pas si la Belgique est comme celle du temps "où Bruxelles bruxellait", mais elle demeure un pays magnifique qui m'est allé droit au coeur. J'aimerais tant que les politiciens qui gèrent l'interminable crise politique qui sévit dans le plat pays puissent entendre ces cris du coeur pour régler leurs différends...
 

Musée Plantin-Moretus

La cathédrale d'Anvers

La Grand-Place d'Anvers

Pas facile, le néerlandais...

Belles maisons brugeoises

Bruges et ses splendeurs

Façades typiques de Bruges

Nous dans un parc de Bruges

Vue paradisiaque d'un canal

Oiseaux affamés

Le beffroi de Bruges

Bruges au fil de l'eau

Maison à encorbellement

Immeubles de la Grand-Place

Les galeries St-Hubert

Le Manneken Pis

Façades de la Grand-Place de Bruxelles

Façades de la Grand-Place de Bruxelles

La cathédrale Sainte-Gudule

Le parc du Cinquantenaire

La bourse, Bruxelles

Une folie nommée Amsterdam

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C'est la tête pleine de souvenirs - et la panse pleine de haggis - que nous avons pris l'avion d'Édimbourg vers Amsterdam, capitale des Pays-Bas. Tout un changement de décor! Alors que l'Écosse était pleine de collines et de paysages magnifiques, les Pays-Bas portent merveilleusement leur nom : c'est complètement plat et il n'y a pas l'ombre du simulacre d'une colline. C'est plat et près de la mer à un point tel que le tiers de la superficie de la ville d'Amsterdam a été gagnée sur la mer! Géographiquement, la ville est construite autour de canaux concentriques qui ont servi à repousser la mer de plus en plus loin. Et ce sont précisément ces quatre canaux, nommés Singel, Herengracht, Keisersgracht et Prinsengracht, qui donnent à la ville beaucoup de charme.

En effet, quelle que soit la direction vers laquelle on marche à Amsterdam, on finit par se buter à un canal. Des dizaines de petits ponts enjambent ces canaux, qui sont tous bordés de petites maisons aux façades très étroites. On a parfois l'agréable impression de déambuler dans une carte postale : c'est joli, parsemé d'arbres et paisible. Je n'ai pas très bien compris pourquoi, mais les rues d'Amsterdam m'ont paru étonnamment tranquilles pour une ville de 650 000 habitants : dans certaines rues, il nous est même arrivé de siroter une bière pendant une demi-heure sur une terrasse sans voir passer une seule voiture! Il faut dire qu'Amsterdam, c'est la capitale du vélo. Les vélos supplantent la sacro-sainte automobile tellement ils sont P-A-R-T-O-U-T, et je dois dire que ce n'est pas désagréable du tout de ne pas entendre le vrombissement incessant des autos à toute heure.

En plus d'être une magnifique ville, Amsterdam possède aussi des attractions uniques et insolites. Le musée Amstelkring est particulièrement impressionnant : il s'agit carrément d'une église construite à l'intérieur d'un pâté de maisons! On parle ici d'une église "complète", avec une petite nef, une chaire repliable (!!!), un orgue, un autel... Cette curiosité date, semble-t-il, d'une époque où la pratique du catholicisme était interdite dans la ville. L'endroit est vraiment étrange, d'autant plus que de l'extérieur, on a affaire à quelques façades de maisons tout ce qu'il y a de plus ordinaires. Épatant!

D'autres endroits méritent une mention spéciale. La maison d'Anne Frank, où la jeune fille s'était terrée pendant deux ans pour tenter d'échapper au nazisme, est émouvante par son dépouillement extrême et par l'immense charge historique qu'elle traîne. Le musée Van Gogh possède une hallucinante collection de toiles du grand peintre, tandis que le musée des Tropiques présente des centaines d'artefacts de plusieurs civilisations méconnues. Amsterdam est donc une ville aussi belle qu'intéressante!

Avant de passer aux anecdotes et aux photos, il me faut glisser un petit mot à propos du Red Light District et de l'ambiance folle de la ville. Amsterdam, c'est la ville de la liberté individuelle absolue! Des dizaines de coffeeshops vendent de la marijuana librement (!!!), la bière coûte 50 sous à l'épicerie... et il y a des prostituées partout et tout le temps dans les vitrines du Red Light! Le plus épatant dans cette espèce de débauche à ciel ouvert, qui peut sembler aller nettement trop loin, avouons-le, c'est que la ville fonctionne : c'est propre, sécuritaire, fonctionnel et moderne. On serait porté à croire que tous les Amstellodamois boivent et fument à ciel ouvert; pourtant, je n'ai vu aucune débauche et aucun "tirage de p'tit joint" dans la rue. Peut-être est-ce la meilleure preuve qu'il est parfois préférable de permettre ce qu'il est impossible de combattre, après tout. "If you can't beat them, join them", disait l'autre...

Les anecdotes amstellodamoises ne manquent pas :

  • Les quatre canaux principaux de la ville sont truffés de "bateaux-maisons", qui sont littéralement des maisons mobiles flottantes. L'électricité et l'eau courante y sont même installées! Je serais bien curieux de connaître le statut social des résidants de ces étranges habitations; certaines paraissent bien, mais d'autres ont l'air de véritables taudis flottants.
  • Le néerlandais, ce n'est pas facile! On a beau y déceler quelques racines germaniques ici et là, mais l'essentiel du message demeure incompréhensible. J'ai eu le sentiment de comprendre ce que ressentent les analphabètes, et je puis vous dire que c'est vraiment déstabilisant. Exercez-vous avec le panneau orange que j'ai mis dans mes photos et vous verrez...
  • Nous avons vu un tracteur en plein centre-ville... et personne ne s'en est ému. Tout est tellement surréaliste à Amsterdam que personne ne s'énerve avec quoi que ce soit, même un tracteur. 
  • Vous croyiez que j'exagérais quand je parlais de la véritable infestation de vélos à Amsterdam? Regardez la photo du stationnement à vélos pour vous en convaincre.
  • Tous savent que l'on célèbre le 400e anniversaire de la ville de Québec cet été. Sachez que nous avons bu quelques bières dans un estaminet aussi vieux que la Vieille Capitale! C'est tout de même incroyable de penser que l'on se trouve dans un établissement qui sert à boire depuis quatre siècles, non?

Des vélos à perte de vue!

Maisons et canaux

L'église du musée Amstelkring

Place du Dam

Maisons et canal typiques

L'un des nombreux "bateaux-maisons"

Tracteur au centre-ville!

Un canal d'Amsterdam

Ma blonde et nos frites

Le Red Light la nuit

Une maison typique

Jolies maisons bordant un canal

L'Écosse (ou l'éloge de la beauté)

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Après une semaine à Londres, c'est avec plaisir que ma copine et moi avons mis le cap sur l'Écosse, pays de splendeurs et de traditions séculaires. Première destination (après un passage éclair à Glasgow, que je qualifierais de ville industrielle assez peu charmante) : Édimbourg, surnommée "l'Athènes du nord".

D'entrée de jeu, disons qu'Édimbourg est une ville déroutante sur le plan géographique : un parc niché au creux d'une vallée profonde sépare de façon très distincte la vieille et la nouvelle ville. Les deux parties de la ville sont toutefois très belles, à un point tel qu'une longue partie de la ville ancienne, le Royal Mile, est protégée par l'UNESCO. Les rues fourmillent d'activité et les bâtiments, magnifiques, sortent tout droit d'une autre époque. Entre le palais de Holyrood et le château d'Édimbourg, deux kilomètres de magnifiques constructions s'étalent! J'admets avoir été carrément charmé par cette belle ville écossaise. Ma seule déception fut le château d'Édimbourg, qui est magnifique de l'extérieur mais qui a bien peu à offrir à l'intérieur. 

Parlant de charme, l'accent écossais n'est pas facile à saisir au premier abord. Pour l'obtenir, c'est simple : prenez l'accent britannique et ajoutez-y de beaux "r" bien rrrrrrrrroulés. J'adore... mais la première heure a été déstabilisante! 

Évidemment, l'Écosse, c'est bien davantage que le Royal Mile et l'accent. Les musées d'Édimbourg (National Gallery of Scotland, Science Museum, Royal Museum of Modern Arts) possèdent une collection de grandes oeuvres des cinq derniers siècles, la nourriture est... particulière (voir les anecdotes ci-dessous), et la promenade que nous avons faite le long de la Clyde, une rivière qui traverse la ville, donne l'impression de se trouver à la campagne en plein centre-ville. Ce sont toutefois les paysages des latitudes plus nordiques de l'Écosse qui justifient la réputation de beauté suprême qu'on leur attribue. "Dieu que c'est beau", direz-vous en regardant mes photos. Dès qu'on atteint les Highlands, les montagnes, les glens et les lochs se succèdent en une fresque naturelle à couper le souffle. Les paysages sont si vierges et sauvages qu'on a l'étrange impression d'être au bout du monde.

Petit aparté, comme ça, en passant : sachez que le Loch Ness est un lac comme on en trouve des centaines dans le Grand Nord québécois; décidément, le plaisantin qui a inventé cette histoire de monstre grotesque est un génie du marketing. 

Tout compte fait, comme l'Écosse se décrit mille fois mieux en images qu'en mots, je vous suggère simplement de regarder les photos jointes à la fin de ce billet.

En terminant, quelques anecdotes qui font tout le charme des voyages :
  • Les spécialités culinaires écossaises sont, pour y aller avec un bel euphémisme, particulières. Le mets national est le haggis, c'est-à-dire des abats (poumons, foie et coeur) de mouton saupoudrés d'épices et cuits dans une panse de mouton. Je vous le concède : objectivement, ça semble complètement dégueulasse... mais moi, j'ai adoré!  En fait, le goût du haggis s'apparente à celui de la viande d'un bon pâté à la viande traditionnel québécois. Servi avec des pommes de terre en purée (tatties), une espèce de navet sucré (neeps) et l'incontournable Guinness qui l'accompagnent, on parle ici d'un quatuor gagnant!
  • Un autre mets déroutant est la baked potato. Comme son nom l'indique, il s'agit littéralement d'une patate cuite au four que l'on fourre d'un mélange au choix du client. Ma copine et moi avons choisi le guacamole, et en regardant la photo ci-dessous, vous verrez que c'est esthétiquement pire que le haggis. Mais c'est toutefois très bon!
  • Les cornemuseurs sont partout à Édimbourg, au grand amusement des touristes, d'ailleurs. Croyez-le ou non, on finit par s'habituer presque au point d'en venir à trouver cela mélodique (ou, à tout le moins, supportable).
  • Non, je me me suis pas acheté un kilt spécialement taillé selon mes mensurations même si les marchands de kilts sont légion à Édimbourg... :-)

Bâtiments du Royal Mile, à Édimbourg

La National Gallery of Scotland
et une partie du
Royal Mile

Un cornemuseur

Le château d'Édimbourg

Le château d'Édimbourg

Un hôtel plutôt joli !

Balade le long de la Clyde

Baked potato et guacamole

Moi et mon haggis

Vache écossaise de race Highland

Pass of Glen Coe, Écosse

Les ruines de Urquhart Castle

Les charmes cachés de Londres

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Voici donc le premier article qui portera sur mon voyage en Europe. Ma copine et moi avons eu l'immense plaisir de visiter Londres, l'ÉcosseAmsterdam, la Belgique et Paris. Débutons tout de go par Londres, la célèbre capitale du Royaume-Uni. Pour des raisons de commodité, toutes les photos seront placées à la fin de chaque billet.

Après un vol transatlantique de près de sept heures, nous sommes enfin arrivés à Londres en début d'après-midi. Au premier abord, je dois admettre que je n'ai pas été charmé par la ville dans son ensemble! La ville possède de très beaux coins, mais j'avais malgré tout l'étrange impression qu'il manquait à Londres cette cohésion d'ensemble et cette démesure esthétique qui aurait pu en faire un de mes coups de coeur. 

Cela dit, nous nous sommes mis à explorer la ville de fond en comble pendant cinq jours entiers, histoire de nous défaire de cette drôle de première impression. Je dois admettre que les Houses of Parliament et Clock Tower, où loge Big Ben, sont de réelles réussites architecturales! Trafalgar Square est une jolie place, bordée de façades majestueuses, où trônent deux fontaines massives qui donnent beaucoup de gueule à l'ensemble. Après avoir exploré la City, des tonnes de musées, la cathédrale St-Paul, le palais de Buckingham, le magnifique Tower Bridge et l'incroyable Tower of London, j'ai finalement appris à découvrir et à apprécier Londres. 

Avant d'aller plus loin, il me faut absolument vous parler de l'abbaye de Westminster. J'ai vu de magnifiques églises dans ma vie, mais là, ouch, ça fait mal! Cette église est d'une magnificence difficilement descriptible : voûtes finement ciselées, dorures en or massif, fioritures flamboyantes à n'en plus finir... et des centaines de sépultures partout. À la vue de tant de splendeur, il est permis de se demander comment l'humain peut construire des choses aussi grandioses. Vous verrez, les photos sont convaincantes...

Ne serait-ce que pour visiter la Tower of London, dont le bâtiment central a près d'un millénaire, ou pour goûter à l'ambiance d'un des innombrables pubs anglais, il faut aller à Londres. L'abbaye de Westminster vaut à elle seule le détour! La ville a su conserver les traces de son glorieux passé tout en se forgeant un impressionnant dynamisme dans le présent. Je n'irais pas jusqu'à dire que Londres et ses habitants sont chaleureux, mais j'avoue que cette espèce de flegme propret dégage un charisme certain.

Enfin, au rayon des anecdotes en vrac, je me paie la traite :
  • Je me suis baladé sur Abbey Road comme une groupie pathétique, bien que ce soit, objectivement, une rue comme n'importe quelle autre. Par contre, oubliez la photo en traversant la rue, comme sur la pochette du célèbre album des Beatles : c'est toujours bondé de touristes et de voitures.
  • La relève de la garde est une cérémonie pathétique. Pourtant, j'avais l'impression que tout le Japon (et son armada d'appareils photo dernier cri) y assistait. Les tambours, les trompettes et les cavaliers costumés, bof, très peu pour moi! Vous auriez dû me voir la tronche quand les musiciens royaux ont joué - le plus sérieusement du monde en plus - une chanson de la bande sonore de Star Wars...
  • Le métro de Londres est d'une lenteur et d'une décrépitude immondes. Qui plus est, une voix enregistrée répète inlassablement la même phrase : "Please mind the gap between the train and the platform". On finit par ne plus l'entendre et par oublier ce foutu gap, ce qui annule complètement la portée du message, finalement.
  • Que font les pauvres à Londres? Que font-ils pour se nourrir, se loger, se déplacer? Dieu du ciel que cette ville coûte cher! Quand on apprend qu'un trio Big Mac se détaille 13 dollars canadiens, on baisse les bras et, benoîtement, on sourit en anglais, tout simplement.
  • Parlant de l'anglais, j'adore l'accent britannique. C'est sonore, chantant, sexy et tellement facile à comprendre! 
  • D'aucuns prétendent qu'il pleut toujours à Londres. Mettons cela au clair : C'EST VRAI. En une semaine, nous n'avons jamais vu le petit bout d'une particule d'un semblant de simulacre de poussière d'atome de soleil. Et on se demandera pourquoi la Grande-Bretagne a conquis le monde à une époque pas si lointaine. Le mystère est résolu : les Anglais voulaient voir du soleil, nom de dieu! ;-)
Prochain épisode : l'Écosse. À bientôt!
 
Les fameuses cabines
Le coeur de la Tower of London
L'abbaye de Westminster

Le Tower Bridge

Clock Tower la nuit

Le parlement et Big Ben

Trafalgar Square

La cathédrale St-Paul

Abbey Road

Gardes du palais de Buckingham

Le palais de Buckingham

Hyde Park

De retour et en pleine forme

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Bonjour,

Je reviens d'Europe et, peu à peu, je me remets le cerveau en mode mais-z'il-va-falloir-travailler-zé-bloguer-bientôt. Mine de rien, la rentrée s'en vient à grands pas. Ça tombe bien : je suis dans une forme splendide.

Comme je vous l'annonçais dans le dernier article, je bloguerai, dans les prochains jours, de courts textes sur les endroits que ma copine et moi avons visités pendant notre périple de 23 jours. Je fais d'abord et avant tout cet exercice pour moi-même : en écrivant, j'espère archiver et imprimer les faits et les anecdotes dans ma mémoire avant que le temps ne les efface peu à peu. J'ose aussi espérer que je pourrai donner le goût, ne serait-ce qu'à une seule personne, de visiter un jour l'un ou l'autre des endroits qui ont fait partie de notre itinéraire.

Prêts pour une balade virtuelle en Europe? Attachez vos tuques (avec l'été que nous avons, l'expression est appropriée), on décolle pour Londres dans le prochain billet...
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