Un beau projet d'élèves !

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Il me fait plaisir de publier aujourd'hui le fruit d'un merveilleux travail collaboratif que huit de nos élèves ont accompli dans le cadre du plus récent congrès de l'AQEUS. Lors de ce congrès, on a demandé à mes élèves, supervisés par moi-même et ma collègue Louise Ménard, d'assurer une couverture journalistique du colloque.

Le résultat est le suivant : journal du vendredi et journal du samedi

Les deux journaux produits par les élèves ont été distribués aux congressistes en version imprimée, mais il me fait plaisir de leur donner une seconde vie en les publiant sur ce blogue. L'ampleur du travail accompli dans des conditions difficiles, c'est-à-dire la nécessité de produire du travail de qualité très rapidement, vaut bien une diffusion à grande échelle, après tout !

Je vous invite donc à lire les deux éditions avec attention. N'hésitez pas à communiquer avec les élèves qui ont su produire un si beau travail ! 

Martin Bélanger 

Niché au creux d'un disque dur

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Voici un petit poème contemplatif qui dormait quelque part au creux de mon disque dur. J'ai simplement le goût de le partager avec vous, comme ça, sans raison.


l’éternité n’est qu’une seconde qui bégaie

orage-moi ta douleur
à la brunante levée
sans le sel
sans la terre

décidément
les silences ameublissent nos certitudes

alors arrête
et déifie chaque volute
de ce doute peut-être incertain
puis soupèse
car somme toute
l’éternité n’est qu’une seconde qui bégaie

Martin Bélanger

À mes amis de la Beauce

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Chères amies,
Chers amis,
 
Je vous livre ici une réaction épidermique qui me vient spontanément à la lecture de cet article

Depuis quelques jours, je m'intéresse, bien malgré moi d'ailleurs, au tourbillon médiatique provoqué par le lancement d'un règlement de compte d'une biographie de la pulpeuse Julie Couillard, femme aigrie bien connue et ex-blonde de bienheureux ministre. Comme vous tous, mes chers amis de la Beauce, j'ai pris connaissance des allégations de Mme Couillard, qui prétend que Maxime Bernier est arrogant et méprisant, tandis que son chef Stephen Harper serait, toujours selon Mme Couillard, un vulgaire buveur de Pepsi ventripotent. 

Bon. D'accord. Et alors ? Qui dit vrai ? Qui ment effrontément ? 

Bof. Bof. Re-bof. Je m'en fous éperdument, au fond. 

Tous conviendront qu'il s'agit là d'un hallucinant dialogue de sourds : Julie Couillard est une femme frustrée qui, désireuse de faire perdurer une gloriole bien éphémère, se bat bec et ongles pour prouver qu'elle n'a a été utilisée et brandie que comme un vulgaire trophée. Maxime Bernier est un jeune ex-ministre voué à une carrière politique bien remplie qui doit laver sa réputation et prouver à son chef qu'il est un homme digne des hautes officines du pouvoir.

Julie Couillard, pour le peu qu'on en connaisse, est davantage décolletée que crédible. Maxime Bernier, mauvais ministre catapulté dans un ministère trop exigeant pour un politicien inexpérimenté, n'inspire pas plus confiance.

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Les deux protagonistes veulent et doivent, aux yeux d'eux-mêmes et de la population, avoir raison. Toutefois, à ce stade-ci, AUCUNE information vérifiable et vérifiée ne prouve hors de tout doute que l'un a raison et que l'autre a tort sur quoi que ce soit. En fait, tout ce beau monde a tort et raison à la fois. On patine dans le Jell-O, point à la ligne.

Ce long préambule m'amène à poser une question qui me tarabuste. Amis de la Beauce, pourquoi appuyez-vous inconditionnellement Maxime Bernier? Pourquoi le fait qu'il soit "un p'tit gars d'la place, le fils de Gilles Bernier, un autre gars d'la place" lui confère-t-il l'immunité totale ? 

Je le dis et je le répète : Maxime Bernier et Julie Couillard n'ont sans doute pas totalement tort ni totalement raison lorsqu'ils se crêpent mutuellement le chignon. Ce que je ne comprends pas, c'est que la Beauce au grand complet semble prête à monter aux barricades pour défendre, avec une conviction digne des Croisades, le "fils à Gilles".

Et si le petit gars de la place était... incompétent? Je ne dis pas qu'il est : j'émets simplement l'hypothèse qu'il est POSSIBLE qu'il le soit

Comment peut-on mélanger la raison et l'émotion au point de penser que parce qu'il est Beauceron, M. Bernier ne peut qu'être la pauvre victime d'une campagne de salissage ? Comment peut-on donner son appui indéfectible à un type qui a défrayé la manchette pour avoir oublié des documents secrets sur un divan et joué les "kid Kodak" en distribuant des Jos Louis à des militaires en Afghanistan ? 

Je me demande tout simplement comment on peut, au mépris des faits et des analyses rationnelles, appuyer un individu sur la base de l'émotivité pure et de la provenance géographique. Je me demande comment on peut évacuer tout sens critique pour la seule et unique raison qu'il est notre voisin.

Ce n'est pas parce qu'il est Québécois que les Québécois aiment le Cirque du Soleil : c'est parce qu'il est bon. 

Ce n'est pas parce qu'elle est Québécoise que nos amis Canadiens lorgnent notre politique préventive face aux jeunes contrevenants : c'est parce qu'elle est efficace.

Ce n'est pas parce qu'il est Québécois que tout le monde, au Québec, voit Hubert Reeves d'un oeil sympathique : c'est parce qu'il sonne l'alarme intelligemment sur des problèmes sérieux.

La "provenance locale" d'un individu ne lui confère pas un chèque en blanc, mes amis. Que l'on vienne de Tring-Jonction ou d'Ouagadougou, les gens doivent logiquement nous donner leur appui en fonction des faits, des gestes posés et des résultats obtenus, non ? Le jour où Reeves prônera l'exploitation sauvage des sables bitumineux à l'échelle planétaire, je le trouverai con, aussi Québécois et docteur en astrophysique soit-il.

En attendant, éclairez-moi : je n'y comprends plus rien. Amis beaucerons, pourquoi aimez-vous Maxime Bernier aussi inconditionnellement ?
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