janvier
11
Petit entrefilet lu à la page 11 du Journal de Québec du 9 janvier 2008 (les encadrés sont de moi) :

Quel bonheur de voir un journaliste casser du sucre sur le dos des jeunes à propos de leur orthographe... en faisant quatre fautes au passage!
Cher journaliste anonyme - lock-out oblige, tous signent "Le journal" - voici un petit cours de français pour vous.
- Le verbe "ont réussit" (sic) comporte une grossière faute d'orthographe. En effet, le participe passé du verbe "réussir" se termine par un "i"; cet étrange "t" en guise de lettre finale n'a aucune raison d'être. Pour vous y retrouver, monsieur le journaliste, je vous donne ce petit truc : imaginez une phrase dans laquelle le verbe serait au féminin et prononcez-la à voix haute. Par exemple, si l'on dit lors d'une discussion que "la partie a été réussie", jamais il ne vous viendra à l'idée de dire que la "partie a été réussite", n'est-ce pas? Quand on n'entend pas la lettre finale d'un participe masculin lorsqu'on le met au féminin, c'est qu'il n'y a pas de lettre finale. Essayez-le avec d'autres verbes et voyez par vous-même : fini, soumis, fait, couru, etc.
- Les deux abréviations "6ième" et "23ième" sont erronées. Mis à part "premier" et "première", qui s'abrègent "1er" et "1re", tous les autres adjectifs numéraux ordinaux s'abrègent par un simple "e" placé après le nombre. On dira donc "6e" et "23e", tout simplement.
- Décidément, les participes passés vous posent problème, cher journaliste anonyme. "Ayant participées" (sic) est encore ici composé d'un participe passé, "participé", et de son auxiliaire "ayant". Si l'on se pose encore la question "qui?" ou "quoi?" après le verbe, on ne trouve aucune réponse dans la phrase; puisque le complément "à l'étude" répond à la question "à quoi?" et non "quoi?", le verbe en question a un complément indirect. Lorsqu'un participe passé avec l'auxiliaire "avoir" n'a pas de complément direct, il demeure invariable. Il aurait donc fallu écrire "ayant participé".
Morale de l'histoire? Avant de faire des remontrances à nos enfants, qui sont en apprentissage continu, rappelons-le, assurez-vous de savoir vous-même écrire au préalable, surtout après des études universitaires en journalisme...
S'abonner au fil RSS
13 janvier 2008, 13:11
Selon moi, ce phénomène, plutôt courant ces temps-ci se nomme «fais ce que je dis, pas ce qe je fais». C'est également le cas au sujet le la malbouffe : Le gouvernement incite les écoles à retirer la malbouffe dans les écoles, alors qu'au siège social, deux journalistes on commandés de la poutine et des hamburgers à la cafétéria de l'édifice. Le «fais ce que je dis, pas ce qe je fais» ne peut fonctionner correctement et être pris au sérieu par des élèves qui deviennent tranquillement matures.
13 janvier 2008, 15:06
Mon dieu! Je n'en reviens tout simplement pas! Un journaliste qui fait des fautes d'orthographe que nous ne ferions même pas!...J'espère qu'on en parlera aux nouvelles... ou que le journaliste en question s'excusera auprès des jeunes!
Tu as des yeux de lynx Martin ;-)!
13 janvier 2008, 17:26
Je peux donner 2 explications à ces fautes:
1. L'article vient en fait du Journal de Québec, et vu qu'ils sont en lock-out, il s'agit d'un torontois qui a écrit cet article.
2. Il est juste pas bon en français pantoute. Ha ha ha!
17 janvier 2008, 00:22
"Cher journaliste anonyme - lock-out oblige, tous signent "Le journal" - voici un petit cours de français pour vous."
Le concept du lock-out semble vous échapper complètement.
Ce sont les cadres qui écrivent ces textes, pas les journalistes. L'anonymat n'est pas un moyen de pression. Les journalistes, ils sont chez eux et ne travaillent pas.
Est-ce que c'est moins grave parce que ça vient d’un boss? Je ne me prononce pas là-dessus, plusieurs raisons peuvent expliquer ces erreurs, mais je tenais tout de même à défendre les journalistes du JdeQ.
17 janvier 2008, 10:00
Monsieur Piette, je sais parfaitement que depuis le début du lock-out, ce sont les cadres qui écrivent les articles dans le Journal de Québec. Mais puisque ces cadres écrivent actuellement dans un journal, ne deviennent-ils pas temporairement, de facto, des journalistes? Il me semble que ça tombe sous le sens, non?
Deuxièmement, je n'ai jamais prétendu que l'anonymat était un moyen de pression. De toute façon, ce sont les "lock-outés" et non les "journalistes temporaires" (cadres) qui sont en moyens de pression, M. Piette! Pour moi, l'anonymat est, dans le cas présent, une belle façon de camoufler l'incompétence orthographique. C'est tout. Un cadre qui écrit dans un quotidien massivement distribué, c'est un journaliste. Ce journaliste a un nom. Qu'il l'écrive! "That's it".
Qui peut-on blâmer pour les quatre fautes si l'article est signé "Le Journal"? C'est le seul et unique point que je voulais souligner.
Quant à votre dernier paragraphe, je décroche complètement. Il n'y a AUCUNE raison expliquant que l'on puisse faire quatre erreurs (en 150 mots!) dans un journal lu par des dizaines de milliers de personnes. Ces gens gagnent leur vie avec les mots. L'orthographe fait partie de la compétence à écrire des textes, lock-out ou non.
Je gagne ma vie comme enseignant de français... et si je faisais quatre fautes par courriel envoyé aux parents, j'en entendrais parler, et avec raison, d'ailleurs! D'autant plus que moi, je n'ai pas le loisir de me camoufler dans un fourre-tout appelé "Le Journal"...
Martin Bélanger
21 janvier 2008, 23:04
Juste pour tourner l'affaire dans la plaie:
On écrit ministère avec une minuscule lorsqu'il est accompagné, par exemple le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Lorsqu'il est seul, on écrit le Ministère.
Et une de plus!
28 janvier 2008, 21:51 Loin de moi l'idée de défaire votre argumentation (je partage votre indignation), mais tout cela me fait penser à mon ancien voisin qui travaillait comme typographe au quotidien LE SOLEIL. À sa première journée de retraite, il n'a pas manqué de prévoir une dégradation progressive de l'orthographe dans les médias imprimés. Un monsieur humble dont on aurait très certainement été avisé d'écouter l'opinion.
20 février 2008, 12:12
Une autre faute, peut-être pas d'orthographe, mais une faute quand même : « Seulement 47% des enfants AU Québec lisent... »
Il aurait fallu dire :
« Seulement 47% des enfants DU Québec lisent... »
ou
« Au Québec, seulement 47% des enfants lisent... »
21 août 2010, 23:08
Next, we accumulate all the aforementioned exceptional materials—smooth leather, abiding canvas, and aflame hardware—to assemble our Louis Vuitton .Our artisans ability anniversary replica Louis Vuitton purse by hand, ensuring that anniversary and every detail is captured. Finally—you can own the attending of a chichi Louis Vuitton Handbags , at a atom of the price!